• Acception

    Signification spécifique d'une unité lexicale, ou lexie, entérinée par l'usage et apparaissant généralement dans les dictionnaires. Voir : signification lexicale.

    Les lexies d'un vocable correspondent aux différentes acceptions de ce vocable. Une entrée d'un dictionnaire de langue unilingue correspond à un vocable. En théorie, l'entrée est subdivisée en lexies (numérotées), qui correspondent chacune à une acception distincte, mais les choix des lexicographes ne sont pas toujours complètement cohérents.

  • Actant

    La notion d'actant est inséparable de celle de prédicat. Voir ce terme.
    Certains auteurs utilisent le terme «argument».

  • Aire sémantique

    Ensemble des significations d'un vocable polysémique (voir polysémie) ou des notions d'un terme polynotionnel (voir polynotionalité). Ne pas confondre avec champ lexical ou champ sémantique .

  • Ajout

    Erreur de transfert dans laquelle le traducteur a ajouté, dans le texte d'arrivée, des éléments de sens qui ne sont pas présents dans le texte de départ. NE PAS CONFONDRE AVEC étoffement.

  • Anacoluthe

    On appelle «anacoluthe» toute rupture dans la construction d'une phrase qui s'interrompt brusquement pour introduire une proposition n'ayant avec elle aucun lien syntaxique. Il faut, a-t-on dit, la caution du génie pour s'autoriser de telles licences avec la syntaxe.

    Ex. : Ces animaux jeunes, qu'on venait de renverser pour mettre en colère, son seul rôle était d'éprouver la valeur combative de leur colère. (Montherlant)

    B. Il arrive fréquemment que l'infinitif, le participe présent ou le participe passé soient construits en anacoluthe, leur sujet sous-entendu n'étant pas le même que le sujet exprimé dans la proposition principale. Aussi les phrases suivantes sont-elles incorrectes.

    Ex. : Pour donner du travail à une grosse population urbaine, quatre cimenteries se sont construites. Espérant recevoir de vos nouvelles bientôt, veuillez agréer. Arrivée trop tard, il repoussa votre offre.

    DIRECTION DE LA TERMINOLOGIE ET DES SERVICES LINGUISTIQUES, SECRÉTARIAT D'ÉTAT DU CANADA (1987): Vade-mecum linguistique, Groupe Communication Canada, Ottawa, p. 48.

  • Anglicisme

    Un anglicisme (= calque de l'anglais) correspond à l'utilisation, dans une autre langue, de formes linguistiques spécifiques de l'anglais qui sont fautives dans cette langue. Différents types d'anglicismes peuvent être repérés :

    a) les anglicismes graphiques et typographiques (S.M. le Roi Georges, pour : S.M. le roi Georges; le mot «médicament», pour : le mot « médicament »; le montant était de 200.45$ pour : le montant était de 200,45 $)
    b) les anglicismes morphologiques (des solutions médicamentées, pour : des solutions médicamenteuses)
    c) les anglicismes lexicaux (j'ai changé les brakes de ma voiture, pour : j'ai changé les freins de ma voiture)
    d) les anglicismes syntaxiques (siéger sur un comité., pour : siéger à un comité)
    d) les anglicismes sémantiques (adresser un problème, pour : s'occuper d'un problème)

    Il faut faire attention à ne pas devenir un(e) « paranoïaque » de l'anglicisme :

    Il convient par contre d'être extrêmement vigilant et ferme, notamment en raison de l'usage irraisonné des mémoires de traduction qui tendent à perpétuer les erreurs. Certains clients encouragent, malheureusement, les calques, car ils sont rassurés par un texte dont la structure est collée à celle de l'anglais. C'est le meilleur moyen de faire des mauvaises traductions!!! Le professionnalisme du traducteur se mesurera à sa capacité de justifier ses choix (avec diplomatie et fermeté).

  • Animisme

    L'animisme, en linguistique, consiste à attribuer, à tort, à une chose un statut d'être vivant. (Ne pas confondre avec les religions animistes!) La poursuite de l'animisme peut devenir une obsession de certains traducteurs ou réviseurs. Il y a cependant bien des contextes dans lesquels une entité inanimée (au sens de : non vivant) se voit conceptualisée comme un être vivant, ce qui est reflétée par la phraséologie. C'est le cas en biologie cellulaire et moléculaire. Voir : indice de conceptualisation , ainsi que les articles de Vandaele et coll. sur les modes de conceptualisation (onglet Théorie).

  • Antonyme

    « Deux mots sont antonymes lorsque le sens de l'un entraîne la négation du sens de l'autre. Autrement dit, des antonymes sont des unités dont les sens s'excluent en principe : petit/grand, privé/public, espoir/désespoir, etc.»

    LECLERC, Jacques (1989): Qu'est-ce que LA LANGUE?, 2e éd., Laval, Mondia

  • Argument

    Voir actant

  • Barbarisme

    «Un barbarisme est un mot forgé, déformé ou employé dans un sens contraire à l'usage. Il implique souvent une confusion de termes.

    Ex.: Originer (pour : avoir pour origine).
    Rabattre les oreilles (pour : rebattre les oreilles).
    Une affaire conséquente (pour : une affaire importante).»

    DIRECTION DE LA TERMINOLOGIE ET DES SERVICES LINGUISTIQUES SECRÉTARIAT D'ÉTAT DU CANADA (1987): Vade-mecum linguistique, Groupe Communication Canada, Ottawa, p. 57.

  • Bitexte

    Corpus constitué par des textes parallèles, c'est-à -dire par des textes sources et leur traduction. On retrouve les bitextes dans les mémoires de traduction.

  • Calque

    «Le calque est la transposition d'un élément d'une langue dans une autre, par emprunt ou traduction littérale.

    a) Le calque lexical : mot ou lexème emprunté à une autre langue.
    b) Le calque de structure : expression ou tournure traduite littéralement et non conforme à la démarche de la langue d'arrivée.

    Ex.: a) Bargain, brake, coconut.
    b) Hommes au travail, prêt-bail, bureau-chef.»

    DIRECTION DE LA TERMINOLOGIE ET DES SERVICES LINGUISTIQUES SECRÉTARIAT D'ÉTAT DU CANADA(1987): Vade-mecum linguistique, Groupe Communication Canada, Ottawa, p.58-59

  • Champ lexical

    Champ sémantique pour certains auteurs.
    Ensemble d' unités lexicales ou de termes dont les définitions partagent, deux à deux, au moins une composante sémantique. NE PAS CONFONDRE AVEC aire sémantique (les auteurs ne s'entendent pas sur les définitions : aire sémantique et champ sémantique sont souvent utilisés l'un pour l'autre).

  • Charabia

    «Le terme «charabia» s'applique à tout langage totalement ou partiellement incompréhensible, à tout énoncé rédigé dans un style embrouillé ou grossièrement incorrect.

    Ex. : Grâce à ce nouvel équipement, nous prévoyons maintenir la tendance dans l'amélioration de l'exactitude des prévisions météorologiques.

    Cette phrase est embrouillée. On doit la remanier en supprimant des mots inutiles. Elle pourrait se lire ainsi :

    Grâce à ce nouvel équipement, nous devrions continuer d'améliorer les prévisions météorologiques.»

    DIRECTION DE LA TERMINOLOGIE ET DES SERVICES LINGUISTIQUES SECRÉTARIAT D'ÉTAT DU CANADA(1987): Vade-mecum linguistique, Groupe Communication Canada, Ottawa, p. 60.

  • Charnière

    à venir

  • Cohérence

    Qualité d'un texte ou d'un énoncé dont tous les éléments sont interdépendants et forment un ensemble lié.

    Ex. : (Les deux énoncés qui suivent manquent de cohérence, de logique.)

    1. Mes dents sont si mauvaises que je ne peux mâcher que des potages.
    2. Au guichet de la poste, on m'a fait attendre une heure, toute seule, en file indienne.

    Notes

    1. La cohérence est fonction de divers éléments : enchaînement des énoncés, choix du vocabulaire, réseaux lexicaux, clarté des rapports logiques et absence d'hiatus dans l'exposition et la progression des idées.
    2. Contrairement à la cohésion, qui relève de la langue, la cohérence se situe sur la plan logique, conceptuel.»

    DESLISLE, Jean, LEE-JAHNKE, Hannelore et Monique C. CORMIER (dir.)(1999) : Terminologie de la traduction, Translation Terminologie, Terminología de la traducción, Terminologie der Übersetzung, John Benjamins, Publishing Company, Amsterdam/Philadelphia, p. 18.

  • Cohésion

    Qualité linguistique d'un texte ou d'un énoncé assurée par les liens grammaticaux et lexicaux unissant les mots d'une phrase ou les phrases entre elles.

    Ex. : (L'énoncé suivant manque de cohésion syntaxique : la phrase commençant par «espérant» devrait se continuer par «je». Cette construction fautive est appelé «anacoluthe».)

    NOTE: Contrairement à la cohérence, qui relève de la logique, la cohésion se situe sur le plan de la langue.

    DESLISLE, Jean, LEE-JAHNKE, Hannelore et Monique C. CORMIER (dir.)(1999) : Terminologie de la traduction, Translation Terminologie, Terminología de la traducción, Terminologie der Übersetzung, John Benjamins, Publishing Company, Amsterdam/Philadelphia, p. 19.

  • Collocation

    Ensemble de deux ou plusieurs mots qui se combinent naturellement pour former une association syntagmatique et idiomatique dans un énoncé.
    Ex.: grièvement blessé, gravement malade, étancher sa soif, assouvir sa faim.

    NOTE : Certains auteurs établissent un rapport de synonymie entre les termes «collocation» et «cooccurrence». Le trait distinctif retenu ici est le caractère figé, prévisible, voire syntagmatique de la collocation.»

    DESLISLE, Jean, LEE-JAHNKE, Hannelore et Monique C. CORMIER (dir.)(1999) : Terminologie de la traduction, Translation Terminologie, Terminología de la traducción, Terminologie der Übersetzung, John Benjamins, Publishing Company, Amsterdam/Philadelphia, p. 19.

  • Comptable

    On qualifie de « comptables » des noms (noun) les dénominations (nom [name]) qui renvoient à une entité dénombrable. Par exemple, « voiture » est un nom comptable : les entités appartenant à la catégorie des voitures sont susceptibles d'être comptées de manière discrète. Voir non comptable.

  • Concept

    Voir notion. Les deux termes sont employés par différents auteurs, en terminologie, pour désigner la même chose. Nous tendons à privilégier « notion » pour ne pas introduire de confusion avec « mode de conceptualisation ».

  • Conceptualisation métaphorique

    Processus de pensée par lequel une chose est conceptualisée comme une autre chose appartenant à un domaine conceptuel différent. Il s'agit d'un concept proposé par G. Lakoff. Ainsi, l'amour ou l'amitié sont conceptualisés comme un voyage : « Notre relation est à un tournant »; « Je me suis embarquée avec lui »; « Nous sommes dans un cul-de-sac », etc.

    Pour Lakoff, la conceptualisation métaphorique EST la métaphore, qu'il distingue de l'expression métaphorique. Les autres auteurs, en général, ne font pas cette distinction, et cela peut mener à une certaine confusion.

    Les conceptualisations métaphoriques se manifestent dans les textes par des indices de conceptualisations : «tournant», «embarquée», «cul-de- sac».
    De nombreuses conceptualisations métaphoriques parcourent les sciences et constituent le fondement des théories. Voir les articles de Vandaele et coll. dans l'onglet Théorie pour une étude des conceptualisations métaphoriques en biomédecine.

  • Conotionalité

    Deux termes sont dits conotionnels s'ils renvoient à la même notion. Le concept de conotionalité est aux termes ce que la synonymie est aux unités lexicales. Ce terme a été défini dans l'article : Vandaele, Sylvie et Raffo, Mariana (2008) Significations lexicale et notionnelle dans les domaines de spécialité, accessible dans la section Théorie.

  • Contexte associatif

    «Les contextes associatifs ne servent qu'à justifier l'appartenance du terme à la nomenclature de la recherche. Ils n'offrent pas assez de traits notionnels pour qu'on puisse en dégager une image notionnelle quelconque. Tel est le cas de termes qui figurent dans une énumération ou utilisés dans un énoncé de discours sans intention explicative.»

    DUBUC, Robert (1992) : Manuel pratique de terminologie, 3e éd., Linguatech éditeur, Brossard, p.46

  • Contexte définitoire

    «Les contextes définitoires contiennent des descripteurs dont le nombre et la qualité permettent de dégager une image précise de la notion. Il ne s'agit pas d'une définition : le contexte peut ne pas avoir d'incluant ni offrir une progression logique de l'agencement des descripteurs et il comporte toujours le mot à définir.»

    DUBUC, Robert (1992) : Manuel pratique de terminologie, 3e éd., Linguatech éditeur, Brossard, p.46

  • Contresens

    « Faute de traduction qui consiste à attribuer à un segment du texte de départ un sens contraire à celui qu'a voulu exprimer l'auteur.

    Note 1 : Le contresens résulte d'une erreur d'interprétation ou d'un manque de culture générale et a pour effet de trahir la pensée de l'auteur du texte de départ.

    Ex. : (erreur d'interprétation) To avoid world wars, world starvation, and world epidemics, international bodies have been set up.

    Note 2 : Du point de vue de l'information transmise, le contresens est une faute de traduction plus grave que le faux sens, mais moins grave que le non-sens. »

    DESLISLE, Jean, LEE-JAHNKE, Hannelore et Monique C. CORMIER (dir.)(1999) : Terminologie de la traduction, Translation Terminologie, Terminología de la traducción, Terminologie der Übersetzung, John Benjamins Publishing Company, Amsterdam/Philadelphia, p. 24.

  • Définition en extension

    Définition constituée par l'énoncé de tous les spécifiques. Elle n'est jamais utilisée dans un dictionnaire, car il est presque toujours impossible de connaître tous les éléments d'une catégorie.

  • Définition en intension

    Définition canonique, constituée d'un genus (générique) et de traits sémantiques. Par exemple : « Maison : édifice dans lequel vivent des humains ». « En fait, cette définition s'applique particulièrement aux termes entendus comme dénomination (qu'ils soient polylexicaux ou monolexicaux). C'est pourquoi nous préférons parler de trait notionnel plutôt que de trait sémantique.

  • Désignation

    à venir

  • Économie

    Procédé de traduction consistant à rendre implicites , dans le texte d'arrivée, des éléments de sens qui sont explicites dans le texte de départ. L'économie type consiste à ne pas reproduire, dans le texte de départ, les tautologies (redondance) du texte de départ. Par exemple, il n'est pas nécessaire de reproduire systématiquement l'usage du possessif (raise your arm => levez le bras (et non : *levez votre bras); a pharmaceutical drug => un médicament [et non : un médicament pharmaceutique; une drogue pharmaceutique]).
    NE PAS CONFONDRE AVEC omission.

  • Emprunt

    « Les emprunts directs et indirects se manifestent par l'incorporation dans un code d'une unité qui appartient à un autre code. Un emprunt direct conserve sa forme d'origine, tandis qu'un emprunt indirect adopte la forme de la langue d'accueil. Cette dernière classe comporte deux sous-classes, les emprunts sémantiques - mots qui existent dans la langue d'accueil et qui acquièrent un nouveau sens grâce au contact avec la langue d'origine - et les calques, constructions inédites réalisées sur le modèle d'une construction existant dans la langue d'emprunt.

    a) emprunts directs : bunker, jazz, kolkhose

    b) emprunts indirects :
    - emprunts sémantiques : souris (mouse), virus (virus) (en informatique)
    - calques : gratte-ciel (skyscraper), lentille de contact (contact lens). »

    CABRÉ, Maria Teresa (1998) : La terminologie, Théorie, méthode et applications, Les Presses de l'Université d'Ottawa et Armand Colin, p. 166.

  • Équivalence

    L'équivalence est à distinguer absolument de la synonymie : la première s'établit entre les unités de sens appartenant à des langues différentes, alors que la deuxième s'établit à l'intérieur d'une même langue : équivalent X dans une langue A d'un terme Y dans une langue D.

    « Relation d'identité établie dans le discours entre deux unités de traduction de langues différentes, dont la fonction discursive est identique ou presque identique.

    Ex. - (Deux enseignantes sont postées à la porte d'une école et surveillent la sortie des élèves. On notera les équivalences des mots soulignées.) As a throng of students streamed past us in their eagerness to abandon classrooms for spring sunshine, we overheard some conversations typical of the end of the semester. «What a total waste of time! Boy, was she ever off on tangents today.» => Alors que déferlait devant nous le flot des élèves, empressés de quitter les salles de classe pour profiter du soleil printanier, nous avons capté des bribes de conversations typiques de fin de semestre. - Quelle perte de temps! La prof a vraiment raconté n'importe quoi aujourd'hui!

    Note – Les équivalences résultent toujours d'une interprétation visant à dégager le sens du texte de départ. Elles sont réalisées à la jonction de la connaissance de la langue et de réalités auxquelles renvoie le texte de départ, tous les paramètres de la communication étant pris en considération.»

    DESLISLE, Jean, LEE-JAHNKE, Hannelore et Monique C. CORMIER (dir.)(1999) : Terminologie de la traduction, Translation Terminologie, Terminología de la traducción, Terminologie der Übersetzung, Amsterdam/Philadelphia, John Benjamins Publishing Company, p. 36.

    ATTENTION EN TERMINOLOGIE, L'ÉQUIVALENCE NE PEUT S'ÉTABLIR QUE DE TERME À TERME, ET NON D'UNITÉ LEXICALE À UNITÉ LEXICALE.

  • Équivalent

    Voir équivalence .

  • Étoffement

    Procédé de traduction consistant à rendre explicites, dans le texte d'arrivée, des éléments de sens qui sont implicites dans le texte de départ. L'étoffement type est l'ajout de charnières en français, là où l'on repère une « charnière » en anglais. À NE PAS CONFONDRE AVEC ajout.

  • Faux sens

    Attention : « faux sens » s'écrit sans tiret. La graphie de la vedette de la définition comprend un soulignement en raison des contraintes informatiques.

    « Faute de traduction qui consiste à attribuer à un mot ou à une expression du texte de départ une acception erronée qui altère le sens du texte, sans pour autant conduire à un contresens.

    Note 1.- Le faux sens résulte habituellement de l'appréciation erronée de la signification pertinente d'un mot. Ce glissement de sens a une interprétation fautive conduit généralement à une impropriété (ex.: raisonnable dans l'exemple 1 ci-dessous).

    Ex. - 1. A reasonable amount of stress is necessary to keep productive. *Il nous faut une quantité raisonnable de stress pour être productif. => Il nous faut une certaine dose de stress pour être productif. - 2. He cannot afford to lose his reputation. *Il n'a pas les moyens de perdre sa réputation. => Il ne peut se permettre de perdre sa réputation. - 3. Cancun as a resort is scarcely 10 years old. *Cancun n'est qu'un lieu de villégiature depuis 10 ans. => Cancun est un lieu de villégiature depuis 10 ans à peine.

    Note 2.- Le faux sens est une erreur moins grave qu'un contresens ou un non-sens, car il ne dénature pas complètement le sens du texte de départ. Néanmoins, la ligne de démarcation entre le faux sens et le contresens est parfois difficile à tracer. »

    DESLISLE, Jean, LEE-JAHNKE, Hannelore et Monique C. CORMIER (dir.)(1999) : Terminologie de la traduction, Translation Terminologie, Terminología de la traducción, Terminologie der Übersetzung, John Benjamins Publishing Company, Amsterdam/Philadelphia, p. 40.

  • Générique

    Voir hyperonyme.

  • Glissement de sens

    Erreur de transfert dans laquelle le sens du texte de départ est légèrement déformé dans le texte d'arrivée. Cette erreur est souvent liée au choix déficient d'un terme ou d'une unité lexicale appartenant au même champ lexical que le terme ou l'unité lexicale justes.

  • Holonymie

    Relation de tout à partie : « corps » est un holonyme de « bras ».

  • Homonyme

    Deux homonymes partagent une même forme graphique (signifiant), mais n'ont aucun lien de sens. Par ex. : «vol (I)» (action de prendre quelque chose sans le consentement de son propriétaire) et «vol(II)» (action de se déplacer dans les airs).
    À noter que certains affirment qu'étymologiquement les deux unités lexicales étaient sémantiquement reliées dans le passé. Si ce lien s'était maintenu, elles formeraient un vocable.

  • Hyperonyme

    « Mot ou terme qui entretient une relation hiérarchique avec un autre mot ou terme dont l'extension sémantique est plus restreinte.

    Ex. - L'hyperonyme animal englobe les hyponymes chat, cheval, chien, etc.

    Note 1. - Il arrive qu'un hyperonyme [Rem.: lire « hyperonyme » au lieu de « hyponyme » dans la référence citée plus bas] de la langue de départ doive être traduit par plusieurs hyponymes dans la langue d'arrivée.
    Ex. - Faute d'un hyperonyme français correspondant à nuts dans l'expression mixed nuts, le traducteur se voit contraint d'utiliser plusieurs hyponymes : amandes, arachides, noix d'acajou, pistaches, etc. La correspondance noix mélangées est un calque. || 2. pipeline => oléoduc ou gazoduc || 3. river => rivière ou fleuve.
    (Remarque : « noix » est un terme désignant certaines graines.)

    Note 2. - Au lieu de « hyperonyme », certains auteurs emploient le terme « générique. »

    DESLISLE, Jean, LEE-JAHNKE, Hannelore et Monique C. CORMIER (dir.)(1999) : Terminologie de la traduction, Translation Terminologie, Terminología de la traducción, Terminologie der Übersetzung, John Benjamins, Publishing Company, Amsterdam/Philadelphia, p. 43.

    POUR EN SAVOIR PLUS : CABRÉ, Maria Teresa (1998) : La terminologie, Théorie, méthode et applications, Les Presses de l'Université d'Ottawa et Armand Colin, p. 174-178.

  • Hyponyme

    « Mot ou terme qui entretient une relation hiérarchique avec un autre mot ou terme dont l'extension sémantique est plus large.

    Ex. - Les hyponymes canapé, chaise, fauteuil et table sont au même niveau et englobés dans l'hyperonyme meuble.

    Note 1. - Le fait de traduire un hyperonyme du texte de départ par un hyponyme du texte d'arrivée constitue parfois une faute de traduction.
    Ex. - The household sector expanded its purchases of goods and services by reducing the proportion of its earnings allocated to savings. *Les ménages ont achetés plus de bien et de services en réduisant, pour ce faire, la part de leurs salaires consacrée à l'épargne. => Les ménages ont acheté plus de bien et de services en réduisant, pour ce faire, la part de leurs revenus consacrée à l'épargne.

    Note 2. - Au lieu d'hyponyme, certains auteurs emploient le terme spécifique. »

    DESLISLE, Jean, LEE-JAHNKE, Hannelore et Monique C. CORMIER (dir.)(1999) : Terminologie de la traduction, Translation Terminologie, Terminología de la traducción, Terminologie der Übersetzung, John Benjamins, Publishing Company, Amsterdam/Philadelphia, p. 43-44

    POUR EN SAVOIR PLUS : CABRÉ, Maria Teresa (1998) : La terminologie, Théorie, méthode et applications, Les Presses de l'Université d'Ottawa et Armand Colin, p. 174-178.

  • Impropriété

    « L'impropriété est l'erreur la plus répandue dans la langue de notre époque. Elle se définit ainsi : faute qui consiste à utiliser un terme qui ne convient pas ou auquel on prête un sens qui n'est pas le sien, ou altération du sens d'un terme due à une confusion homonymique ou paronymique.

    Ex. : Nous prendrons toutes les mesures qu'exige la conjecture actuelle (pour :conjoncture).

    Ce changement m'évite de lui téléphoner (pour : me dispense). »

    DIRECTION DE LA TERMINOLOGIE ET DES SERVICES LINGUISTIQUES SECRÉTARIAT D'ÉTAT DU CANADA(1987): Vade-mecum linguistique, Groupe Communication Canada, Ottawa, p. 71.

  • Incohérence textuelle

    « Le terme «incohérence» s'applique à une suite d'idées, de mots ou de phrases qui ne sont pas liés grammaticalement ou sémantiquement, c'est-à -dire qui ne forment pas un tout, un ensemble bien joint.

    Ex. : Il ne faut pas s'endormir sur nos lauriers, regarder les choses en face et continuer à envisager un renfort sérieux si nous voulons jouer un rôle important dans la compétition.
    Le cheval faisait des efforts surhumains pour se dégager.
    Cette averse n'est qu'un feu de paille. »

    DIRECTION DE LA TERMINOLOGIE ET DES SERVICES LINGUISTIQUES SECRÉTARIAT D'ÉTAT DU CANADA(1987): Vade-mecum linguistique, Groupe Communication Canada, Ottawa, p. 72.

  • Indice de conceptualisation

    Les indices de conceptualisation sont des unités lexicales qui, en raison de leurs propriétés sémantiques (polysémie), évoquent plusieurs cadres conceptuels simultanément. En discours, ils permettent la projection du cadre le plus saillant sur la situation évoquée dans le texte : ainsi, dans l'exemple "L'artère X court le long du muscle Y", le verbe courir est l'indice de conceptualisation permettant de conceptualiser l'artère X comme une entité se déplaçant. Il s'agit ici d'une conceptualisation métaphorique. La densité et la cohérence des indices d'un domaine de connaissances sont des paramètres de la puissance de la conceptualisation correspondante. Voir les articles de Vandaele et coll. dans la section Théorie.

  • Intégration conceptuelle

    Concept défini par Gilles Fauconnier et qui fait référence à l'existence simultanée de plusieurs représentations mentales qui ne s'opposent pas et qui s'intègrent en une seule représentation cohérente. Voir les articles de Vandaele et coll. sur la conceptualisation métaphorique.

  • Lexie (léxème)

    Voir unité lexicale.

  • Logique (erreur de)

    L'erreur de logique peut avoir de nombreuses causes, qui commencent par ne pas voir l'absence de logique dans le texte de départ et la transposer telle quelle (on devrait pourtant s'efforcer d'éviter le « garbage-in/garbage-out »!).

  • Méronymie

    Voir relation de coordination.

  • Métonymie

    Situation linguistique dans laquelle une chose est désignée par une autre chose ayant un rapport de contiguïté avec la première.
    Ex. : « Le cancer du 27 a eu son injection ce matin »

  • Monosémie

    Propriété qu'a un vocable de n'avoir qu'un seul sens. Ce vocable n'a alors qu'une seule lexie (c'est-à -dire qu'il ne correspond qu'à une unité lexicale).

  • Mot-forme

    Un mot-forme est un signe linguistique autonome se caractérisant par une flexion (par ex. : « dorment »). Un ensemble de mots-formes ne se distinguant que par leur flexion (« dorment », « dormirons », ...) se rapportent à une unité lexicale (« dormir »).

  • Néologisme

    Une unité lexicale ou un terme constituent un néologisme s'ils sont nouveaux dans la langue. Les mécanismes de création des néologismes sont très variés. Ils peuvent résulter d'une construction normée (par exemple, construire un nouveau mot à partir de racines grecques et latines, comme c'est souvent le cas en médecine), d'un emprunt à une autre langue, à l'extension de l'aire sémantique d'une unité lexicale ou d'un terme existants...

  • Non comptable

    On qualifie de « non comptables », ou de « massifs », des noms (noun) qui sont des dénominations (nom [name]) qui renvoient à des entités non dénombrables (mais qui peuvent cependant être quantifiées).
    Par exemple, « beurre » est, selon l'une de ses significations, non comptable : il renvoie à une entité qui se représente, mentalement, comme une masse. Voir comptable .
    Ces dénominations ne s'utilisent qu'au singulier (« le beurre ») et admettent l'usage d'un partitif (« du beurre »).
    Toutefois, dans une autre signification, le pluriel s'utilise : mais dans ce cas, il est fait référence à différents types : « les beurres en France sont tous délicieux » = « les différentes sortes de beurre en France sont toutes délicieuses ».

  • Non-sens

    Erreur de transfert dans laquelle la traduction n'a aucun sens. Sous le non-sens peuvent se cacher différents problèmes : erreurs sémantiques résultant d'un choix de mots erroné, erreurs de syntaxe induisant une phrase incompréhensible, erreurs de ponctuation (souvent sous-estimées), etc.

  • Notion

    « Unité de pensée constituée d'un ensemble de caractères attribués à un objet concret ou abstrait, ou encore à une classe d'objets et qui peut s'exprimer par un mot, un terme ou un symbole. »

    DESLISLE, Jean, LEE-JAHNKE, Hannelore et Monique C. CORMIER (dir.)(1999) : Terminologie de la traduction, Translation Terminologie, Terminología de la traducción, Terminologie der Übersetzung, John Benjamins, Publishing Company, Amsterdam/Philadelphia, p. 60.

    La terminologie issue de l'École de Vienne (faisant référence à Wüster) vise à ce que les termes d'une langue de spécialité ne correspondent qu'à une seule notion. Cet idéal est malheureusement rarement atteint.

  • Omission

    Erreur de transfert dans laquelle le traducteur a omis, dans le texte d'arrivée, des éléments de sens qui ne sont pas présents dans le texte de départ. À NE PAS CONFONDRE AVEC économie.

  • Paraphrase

    Faute de traduction qui résulte d'un défaut de méthode et qui consiste à traduire un segment du texte de départ par un énoncé inutilement long.
    Note - La paraphrase peut consister en des ajouts ou en l'emploi abusif de circonlocutions et de périphrases qui alourdissent le texte d'arrivée.

    DESLISLE, Jean, LEE-JAHNKE, Hannelore et Monique C. CORMIER (dir.)(1999) : Terminologie de la traduction, Translation Terminologie, Terminología de la traducción, Terminologie der Übersetzung, John Benjamins Publishing Company, Amsterdam/Philadelphia, p. 61
    Remarque 1. Attention, ce sens donné à « paraphrase » est différent de celui qui est donné dans certaines approches lexicographiques (voir le sens 2).
    Remarque 2. Il est courant que dans les sciences langagières les termes du métalangage aient des sens différents selon les auteurs. Il faut vivre avec...

    Deux expressions linguistiques ayant le même sens sont appelées « paraphrases ». Un sens donné peut être exprimé par une infinité potentielle de paraphrase.
    Remarque 1. : l'activité qui consiste à produire des paraphrases est souvent appelée, en traduction, reformulation ou restructuration. (Voir Delisle)
    Remarque 2. : Ne pas confondre cette acception de « paraphrase » avec celle qui est retenue en traductologie (voir entrée précédente).

  • Phraséologie

    La phraséologie concerne les composantes lexicales du discours qui accompagnent le terme (entendu comme dénomination). L'idiomaticité est portée en grande partie par la phraséologie. Les indices de conceptualisation sont des composantes phraséologiques essentielles pour les modes de conceptualisation parcourant un domaine de connaissance (voir les articles de Vandaele et coll. dans la section Théorie).

  • Polynotionalité

    Un terme est dit polynotionnel s'il renvoie à plusieurs notions. La polynotionalité est aux termes ce que la polysémie est aux unités lexicales. Cette position implique 1) que l'on distingue unité lexicale et terme; 2) que la biunivocité chère aux théories wüstériennes (un terme = une notion) ne soit pas autre chose qu'un idéal et non une représentation de la réalité. Ce terme a été défini dans l'article : "Vandaele, Sylvie et Raffo, Mariana (2008) Significations lexicale et notionnelle dans les domaines de spécialité", accessible dans la section Théorie.

  • Polysémie

    Un vocable est dit polysémique lorsqu'il a plusieurs significations ou acceptions. On dit alors que ce vocable comprend plusieurs lexies.
    Comme nous avons distingué terme et unité lexicale, nous préférons dire qu'un terme est polynotionnel s'il renvoie à plusieurs notions différentes.

  • Ponctuation

    La ponctuation concerne l'usage, en discours, de marques graphiques structurant le discours : virgule, point, point-virgule, deux-points... Contrairement aux apparences, la maîtrise de la ponctuation dans une langue est complexe, car ces marques n'ont pas la même valeur sémantique d'une langue à l'autre. Le mauvais usage d'une virgule peut mener au faux-sens!

  • Prédicat

    Le concept de prédicat, qui est nécessairement accompagné de celui d'actant ou d' argument a été développé, en premier lieu, par Tesnière (1966) et Culioli (1970), puis repris par différents linguistes, dont Mel'Cuk (par ex., 1995), permet de décrire les propriétés sémantiques d'unités lexicales particulières, indépendamment de la syntaxe (voir note) : celles qui ont besoin, pour que la référence s'actualise en contexte, d'être accompagnée d'autres éléments linguistiques, les actants. Les prédicats types sont les verbes (X verbe Y [...]) et les adjectifs qualificatifs (X adjectif). Ainsi, dans l'expression la page blanche, l'adjectif blanche est un prédicat dont l'actant X est exprimé par page. Les verbes sont des prédicats qui peuvent avoir de un à cinq actants. D'autres catégories lexicales sont prédicatives : les adverbes (l'actant est alors un verbe), les noms déadjectivaux ( X blanc => blancheur de X) et les noms déverbaux (X courir => course de X).
    Note : les descriptions grammaticales courantes, faisant intervenir les notions de sujet et de complément, dépendent de la syntaxe. À la voie active, le sujet est le premier actant du verbe, et à la voix passive, il est complément.

  • Quasi-synonyme

    Deux unités lexicales sont dites synonymes si elles ont presque le même sens : la différence de sens est si minime qu'elle ne suffit pas à les discriminer avec certitude ou de manière précise.

  • Relation de coordination

    «Les relations de coordination [...] comportent deux types de relations : celles qui existent entre un tout et ses parties (voiture - roues, essieux, portes, volant) et celles qui existent entre les différentes parties d'un même tout (roues, essieux, portes, volant). Ces relations sont établies sur la base de la contiguïté des objets dans l'espace [...].»

    CABRÉ, Maria Teresa (1998) : La terminologie, Théorie, méthode et applications, Les Presses de l'Université d'Ottawa et Armand Colin, p. 179.

  • Relation générique-spécifique

    Voir Hyperonyme et Hyponyme.

  • Sens

    Les différentes écoles de pensée ne s'accordent pas sur les différences entre « sens » et signification . Nous réservons le mot « sens » aux caractéristiques sémantiques du discours (au texte, à la phrase ou à leurs intermédiaires [parties de texte, paragraphes, etc.]). Ce choix a pour avantage de tenir compte de la réflexion menée sur le sens des textes sous l'angle de la traductologie, et de faire état d'une certaine distanciation que nous prenons à l'égard d'une vision du lexique strictement codifiée hors contexte (adapté de Vandaele et Raffo, 2008).

  • Signification

    Les différentes écoles de pensée ne s'accordent pas sur la distinction entre sens et « signification ». C'est pourquoi nous avons décidé de réserver le mot « signification » aux caractéristiques sémantiques de l'unité hors discours, comme le fait Ducrot (1980). Ce choix a pour avantage de tenir compte de la réflexion menée sur le sens des textes sous l'angle de la traductologie, et de faire état d'une certaine distanciation que nous prenons à l'égard d'une vision du lexique strictement codifiée hors contexte (adapté de Vandaele et Raffo, 2008).
    Nous distinguons signification lexicale et signification notionnelle , selon qu'il s'agisse de la signification d'une unité lexicale ou d'un terme .

  • Signification lexicale

    La signification lexicale est la signification associée à une unité lexicale. Lorsque l'unité est non prédicative, elle se confond avec la signification notionnelle . Lorsque l'unité est prédicative, elle correspond à la structure actancielle minimale permettant de la distinguer d'une autre lexie, autrement dit à une acception particulière. Par exemple : une des significations lexicales du verbe courir correspond à X court, avec X = être animé, comme dans Jean court. Cela correspond à une acception différente de X court [préposition/syntagme prépositionnel] Y, avec X = objet et Y = lieu, comme dans l'artère jugulaire court le long de la veine jugulaire, ou bien le chemin court dans la montagne. Dans ce dernier cas, on peut dire que courir correspond à une signification métaphorique. Mais il permet aussi de conceptualiser X (l'artère jugulaire ou le chemin) comme si c'était une entité en mouvement : c'est un indice de conceptualisation .

  • Signification notionnelle (ou conceptuelle)

    La signification notionnelle d'un terme correspond à la notion, ou aux notions, à laquelle/auxquelles il renvoie. En tant que dénomination, le terme a une signification accessible hors discours.

  • Singulier d'espèce

    Le singulier d'espèce est un singulier employé pour désigner une catégorie au complet au moyen du nom des entités regroupées dans la catégorie. Ainsi, dire « Le lion est un animal de la savane » fait référence à la catégorie des lions, et non à un lion en particulier. La proposition est une généralité s'appliquant à tous les lions.
    Il ne faut pas le confondre avec l'usage régulier du singulier, comme dans : « Hier, le gardien du zoo de Granby est allé nourrir le lion ». Dans ce cas, il est fait référence à un vrai lion, seul représentant de son espèce au zoo de Granby.

  • Source primaire

    Dans la recherche documentaire, il vaut mieux cibler en priorité les sources primaires : ce sont celles qui sont rédigées par des experts du domaine considéré. Parmi ces sources, dans le domaine biomédical, on compte les articles scientifiques (article de recherche et articles de synthèse), les monographies, les ouvrages pédagogiques, les encyclopédies médicales, etc.
    Les pages Web de vulgarisation NE sont PAS des sources primaires, ni même des sources secondaires, mais des sources tertiaires.

  • Source secondaire

    Les sources secondaires sont constituées par les dictionnaires, les bases de données terminologiques, les glossaires... Ce sont des sources qui présentent le résultat d'une compilation de sources primaires et d'un choix. C'est une synthèse d'informations faite par une ou plusieurs personnes (terminologue, lexicographe), à un temps t, comme un instantané.
    Pour constituer des fiches terminologiques, il faut consulter de préférence des sources primaires, car sinon on ne fait que répéter ce que d'autres ont décidé.

  • Source tertiaire

    Les sources tertiaires sont des textes ou des ouvrages de faible spécialisation, qui ne peuvent servir à trancher avec certitude sur des notions ou des dénominations. Tout au plus, elles témoignent de l'usage dans un certain contexte socio-culturel, distinct de celui des experts.
    Elles peuvent être utiles dans un contexte de traduction pour examiner la manière dont certaines notions sont rendues pour le grand public, mais de façon générale, elles laissent à désirer : on ne sait pas qui sont les auteurs, on ignore le processus de révision auquel elles auraient pu être soumises, etc.
    Elles sont à rejeter d'emblée pour la constitution de fiches terminoloqgiques : les pages recueillies avec Google, sans stratégie préalable, tombent souvent dans cette catégorie.

  • Synonyme

    « Lorsque deux mots appartiennent à une même classe et qu'ils peuvent être remplacés l'un par l'autre sans que soit changé le sens général de la phrase, on dit que ces deux mots sont synonymes; ils correspondent à des équivalences sémantiques globales tout en conservant des nuances de sens.

    François dépense son argent.
    François dissipe son argent.
    François gaspille son argent.

    L'existence des synonymes est contraire au principe d'économie de la langue. Il est inutile, pour la langue, de conserver des mots dont les sens sont absolument identiques. Et, dans les faits, il est assez rare que deux mots soient des synonymes parfaits. Pour l'être, il faudrait qu'ils soient interchangeables dans tous les contextes sans que cela entraîne une modification dans les traits sémantiques. » On dit que ce sont des quasi-synonymes.

    LECLERC, Jacques (1989): Qu'est-ce que LA LANGUE?, 2e éd., Laval, Mondia

  • Syntaxe

    1) Domaine de la linguistique se préoccupant de l'ordre des mots dans le discours.

    2) Ordre des mots dans le discours (la syntaxe d'un texte).

  • Terme

    Nous faisons une distinction entre terme et unité lexicale . Le terme est une unité de signification normée renvoyant à une notion . Les termes simples, vus sous l'angle de la lexicographie, se confondent avec les unités lexicales. Les termes complexes sont formés de plusieurs unités lexicales. L'idée de norme est importante : elle sous-entend que le terme est en fait une dénomination, ce qui permet de le distinguer d'autres entités linguistiques, renvoyant également à des notions, mais qui sont plutôt des désignations. Ainsi, le syntagme nominal protéine membranaire est un terme, mais cette protéine située dans la membrane est une désignation (en discours). Voir Vandaele, Sylvie et Raffo, Mariana (2008) Significations lexicale et notionnelle dans les domaines de spécialité dans la section Théorie.

    Attention : Les auteurs ne s'accordent pas sur la notion de « terme » elle-même. Dans le cours, nous retenons cette définition. Les dictionnaires encyclopédiques ont une nomenclature constituée de termes, simples ou complexes. L'ÉQUIVALENCE INTER-LANGUE NE PEUT S'ÉTABLIR QUE DE TERME À TERME, ET NON D'UNITÉ LEXICALE À UNITÉ LEXICALE.

  • Textes comparables

    Textes appartenant à un même genre textuel et traitant d'un même sujet, mais rédigés dans des langues différentes. Ce ne sont pas des textes traduits.

  • Textes parallèles

    Ensemble des textes constitué par des textes sources et leur traduction. Les bitextes sont constitués de textes parallèles.

  • Trait notionnel (ou conceptuel)

    à venir

  • Unité lexicale

    Une unité lexicale est un regroupement de mots-formes (voir ce mot) (ou de constructions linguistiques - si c'est une locution) qui ne se distinguent que par la flexion. Par exemple, les mots-formes «dorme», «dormons», «dorment», etc., correspondent à l'unité lexicale « dormir (1) »[= être dans un état de sommeil] si ces mots-formes ne se distinguent que la flexion (la conjugaison dans le cas des verbes) et renvoient par ailleurs au même état (un seul sens). Il est très pratique de distinguer les différentes unités lexicales d'un vocable à l'aide de numéros.
    Les dictionnaires unilingues de langue ne prennent en compte qu'un certain nombre de termes simples, dans la mesure où un terme simple se confond avec une unité lexicale. Ils cherchent à retenir dans leur nomenclature des unités lexicales complexes dont le sens est non compositionnel, ce qui n'est pas, le plus souvent, le cas des termes complexes.

  • Vocable

    Ensemble d'unités lexicales ayant le même signifiant et présentant une relation de sens évidente. Un vocable correspond à une entrée de dictionnaire.

    Par exemple, si vous consultez le Nouveau Petit Robert, vous verrez que ce dictionnaire considère que le vocable français PORC contient les quatre unités lexicales : PORC1 «animal domestique...», PORC2 «individu sale...», PORC3 «viande de porc...» et PORC «peau de porc...».

  • Zeugme

    « Le zeugme, appelé aussi «attelage incorrect», est le rattachement d'un même terme complément à deux verbes ou à deux adjectifs qui appellent des constructions différentes. Il entre dans la catégorie des anacoluthes.

    Ex.: Pour aller et revenir de l'hôpital.
    Voulez-vous renouveler ou apporter des modifications au contrat?
    Autrefois inapte, elle est aujourd'hui capable de diriger cette entreprise. »

    DIRECTION DE LA TERMINOLOGIE ET DES SERVICES LINGUISTIQUES SECRÉTARIAT D'ÉTAT DU CANADA(1987): Vade-mecum linguistique, Groupe Communication Canada, Ottawa, p.97